L’obésité chez votre chien et chat et le rôle de la nutrition !

Préparé par : Sophie Lavallée M.Sc., Agr.

Les statistiques récentes indiquent que 52.7 % des chiens et 57.9 % des chats sont obèses ou en surpoids aux États-Unis. L’Association Canadienne des médecins vétérinaires, quant à eux, définissent l’obésité et le surpoids en utilisant un système d’évaluation standard de points allant de 1 à 9, où 1 est maigre et 9 est massivement obèse. Un animal est considéré en surpoids lorsqu’il obtient une note de 6 ou 7 sur 9 et il est obèse avec une note supérieure à 7 sur 9 sur l’échelle.

C’est donc la majorité des animaux de compagnie qui présentent un problème d’obésité ou de surpoids, un constat alarmant. Plusieurs problèmes de santé découlent de l’obésité, mais le principal impact est certainement la réduction l’espérance de vie chez les animaux de compagnie. Heureusement, les consommateurs sont de plus en plus informés et des outils s’offrent à eux pour compter les calories et les rations recommandées.

Quels sont les moyens nutritionnels de maintenir un poids santé ?

L’industrie de l’alimentation pour animaux de compagnie regorge de produits pour la perte et le contrôle du poids. Le principal moyen est de réduire les calories ingérées et de bien suivre le tableau des rations quotidiennes recommandées et éviter de donner des restes de tables à votre animal de compagnie.  Les nourritures pour chiens et chats séniors sont spécialement formulées pour fournir les éléments essentiels au maintien de la santé intestinal tout en maintenant un poids santé.

Le rôle de la nutrition est crucial dans le développement de l’obésité et du surpoids. Des études récentes et évolutives sur le sujet démontrent un lien de cause à effet entre la diversité de la flore intestinale et les risques d’obésité chez l’humain (J. Alcock et al, 2014). Lorsque la diversité microbienne est réduite par l’usage continu d’antibiotique par exemple ou par la consommation réduite de fibre et d’excès d’hydrate de carbone cela augmente les risques d’obésité. Le mécanisme s’opère par la perte des microbes indigènes laissant place à une flore appauvrie. Cet environnement renferme des bactéries responsables de l’inflammation et d’autres qui imitent la transmission d’informations au cerveau relativement au contrôle de la faim. Ces bactéries ont un impact sur le comportement alimentaire en modulant le contrôle de la satiété. On tombe alors dans un cercle vicieux d’une alimentation qui module la flore intestinale et la flore intestinale qui contrôle les comportements liés à l’alimentation.

Parallèlement, une alimentation incluant des fibres prébiotiques comme l’inuline contribue à réduire l’obésité en permettant le maintien de la santé intestinale. L’utilisation des légumineuses devient de plus en plus populaire et contribue à fournir l’énergie nécessaire à l’animal tout en maintenant la perte de poids. La diversité est synonyme de la santé de la flore intestinale et devient un élément-clé d’une nourriture saine pour votre animal de compagnie.

Nous espérons que vous en avez appris davantage. Si vous avez des questions additionnelles à propos de ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Référence :

2014 National Pet Obesity Awareness Day Survey http://petobesityprevention.org/

 

Joe Alcock, Carlo C. Maley, and C. Athena Aktipis., Is eating behavior manipulated by the gastrointestinal microbiota? Evolutionary pressures and potential mechanisms Bioessays 36: 940–949, ß 2014 The Authors. Bioessays published by WILEY Periodicals, Inc

 

1 Janvier 1970

Partager