Adopter un chien d’un refuge (2/2)

Ce billet fait suite à celui-ci : Adopter un chien d’un refuge (1/2)

L’été, c’est la saison parfaite pour adopter un chien. Le temps plus clément rend les promenades et les activités des plus agréables, et puis comme l’été est aussi malheureusement la période d’abandon par excellence, les refuges débordent. Cette situation malheureuse a au moins du bon pour l’adoptant potentiel : il aura l’embarras du choix pour sélectionner son futur compagnon.

Un autre critère outre l’âge du chiot pour orienter votre recherche est la race de votre chien « de rêve ». La race d’un chien a un impact sur son allure générale mais aussi sur son comportement.

D’abord, quel genre de chien vous plaît physiquement? Un gros ou un petit? C’est important d’avoir une bonne idée de la taille du chien adulte lorsqu’on adopte un chiot, question d’éviter les « grosses surprises »!

Appréciez-vous le toilettage et les soins réguliers ou êtes-vous du genre à trouver un taillage de griffe laborieux? Certains chiens à poil long demandent un brossage quotidien pour éviter les nœuds, en plus d’une visite régulière, et dispendieuse, chez le toiletteur. C’est un pensez-y-bien avant l’adoption! D’autres chiens demandent des soins particuliers, comme des soins importants aux oreilles ou aux yeux. D’autres races, comme les races à poil ras n’imposent quant à elles pratiquement qu’une coupe mensuelle de griffes! Ces mêmes chiens auront cependant peut-être besoin d’une garde-robe pour passer à travers de nos hivers québécois. Bref, c’est un facteur à considérer pour rendre une relation la plus simple et harmonieuse possible.

Tous les chiens ont besoins de se dépenser physiquement et mentalement, et ce quotidiennement. Pour certaines races, une balade quotidienne matin et soir suffira alors que pour d’autres races, les braques par exemple, ce sont des heures de course qui leur permettront de rester équilibrés. Il y aussi des races de chiens pour qui courir n’est même pas suffisant : elles ont besoins de stimulations, des activités intenses avec leur maître, comme l’agilité.

Certaines races demandent moins d’éducation que d’autres. Les races connues comme indépendantes sont généralement plus difficiles à entraîner, alors que les races qui ont un rapport plus naturel avec leur maître demandent moins d’effort pour atteindre le même résultat. Il est aussi important d’être honnête avec vous-mêmes : si vous avez tendance à ne pas dégager beaucoup d’assurance ou si vous avez tendance à être trop permissif, une race avec un caractère fort risque d’être difficile pour vous à gérer. Résultat? Un chien mal guidé qui peut développer des troubles de comportements et un maître épuisé qui n’a pas le contrôle de son chien.

Enfin, certaines races sont plus sociables que d’autres. Les chiens de garde sont en général plus craintifs et moins sociables envers les inconnus, les chiens de type terriers ou les chiens de combat tolèrent moins la présence de comparses canins, les chiens de meute sont généralement très sociables avec les autres chiens et les chiens de chasse qui travaillent avec l’homme aiment habituellement beaucoup le contact avec les humains, étrangers ou pas. Une autre donnée à laquelle on peut penser!

La race d’un chien (ou sa combinaison de races) donne seulement un indice sur le genre de personnalité à laquelle on peut s’attendre chez un individu de cette race. Les chiens ont naturellement aussi chacun une personnalité propre, comme vous et moi. Par conséquent, le critère de race peut initialement orienter un peu votre choix, mais il est tout de même important de prendre le temps de rencontrer l’individu que vous souhaitez adopter, afin de vous assurer que sa personnalité soit conforme à vos attentes. Et puis, une fois que votre tête vous a bien guidé dans votre sélection, c’est le temps à votre cœur de travailler : vous devez attendre le petit coup de foudre, celui que vous allez assurément ressentir quand vous allez rencontrer LE chien, votre chien.

Bonne chance!

 

Partager